notes en vrac
Notes en vrac
___
Dans la Gaule romaine, les temples consacrés à Mercure s’élevaient sur des sommets.
__________
Non contente de les abattre, l’Eglise construisit souvent des chapelles aux endroits où s’élevaient des arbres sacrés.
__________
A saint Germain sur Vienne, près de Confolens (16), un grand dolmen a carrément été transformé au XIIe siècle pour devenir une chapelle.Voilà ce qu’en disait le Bulletin de la Société Archéologique & Historique de la Charente, année 1867 : “le dolmen est devenu lui-même comme le centre de tout un édifice qui rayonne autour de lui et réalise un type parfait de temple chrétien, à la fois grâcieux et plein de receuillement. Il se trouve entouré d’une enceinte creusées en contre bas du sol extérieur et garnie d’un mur de souténement encore visible, quoique en partie ruiné par l’éboulement des terres et les plantes parasites. La forme de cette enceinte est carrée vers l’ouest, circulaire vers l’est, comme l’abside d’une petite basilique chrétienne; elle mesure 9 mètres de long sur 4.85 mètres de large; une entrée ménagée à l’ouest y donnait accès par quelques marches. Les grossiers supports du dolmen ont disparu ou ont été convertis eux-même en élégantes colonnes à chapitaux, pour continuer de soutenir l’ancienne table de granit. L’énorme pierre, ainsi élevée, abritait un autel que nous voyons encore aujourd’hui, véritable choeur de ce sanctuaire, et sur lequel le monolithe remplissait le respectueux office du dais ou ciborum, que la liturgie, éminemment soucieuse, à cette époque, de traduire le sentiment de respect religieux par l’art chrétien, se faisait un devoir imprescriptible d’édifier au-dessus de tout ce qui devait et doit être le plus honoré.”
Il est dit que Sainte Madeleine vint autrefois faire pénitence dans l’île qui avoisine Saint-Germain et qu’on appelle depuis ce temps là l’île de Sainte-Madeleine. En y abordant, elle portait une pierre énorme sur sa tête et quatre chandeliers dans son tablier. Le bénitier était dans sa poche. Elle filait en même temps sa quenouille. Elle posa la pierre qui était sur sa tête sur les quatre chandeliers de pierre et construisit ainsi la chapelle de Sainte-Catherine…
…encore une fée bâtisseuse ?
__________
Les pierres à cupules où se creusaient des bassins minuscules qu’emplissait l’eau des pluies étaient l’objet d’un culte depuis les temps préhistoriques. Les paysans leur restèrent fidèles, aussi le clergé s’en empara-t-il pour les transformer en innombrables “pas de saints”.
__________
Les églises ne remplacèrent pas seulement les chapelles et les temples païens des villes et les sanctuaires rustiques conscrés aux “divinités” des eaux, des arbres, des pierres et des montagnes, elles prirent dans les villes la place des laraires domestiques. Plusieurs églises s’élèvent donc aussi sur des ruines de villas gallo-romaines.
__________
Quand, en traversant un village on remarque à côté d’une église du XIIe qui en a remplacé plusieurs autres, un antique chateau féodal retouché et embelli par une longue suite de générations, c’est généralement que le chateau a remplacé une villa gallo-romaine et l’église son laraire.
__________
Les puissances protectrices de la route étaient particulièrement honorées dans les carrefours: c’étaient des déesses qui s’appelaient Biviae, Triviae, Quadriviae suivant le nombre des chemins qui se croisaient là. On y voyait généralement un autel avec une image de la Déesse, parfois un petit laraire avec sa statue, parfois un temple de dimension modeste. Ces lieux furent parfois sanctifiés par la construction d’une chapelle ou l’érection d’une simple croix. Quand elle est accompagnée d’un petit oratoire, on devine qu’il s’est substitué au laraire païen.
le dépôt de la Prairie de Vénat (16)
La Prairie de Vénat est un lieu dit de la commune de Saint Yrieix, dans la banlieue d’Angoulême. Encore au début du siècle, du sable alluvionnaire y était extrait de nombreuses carrières.
C’est dans une de ces sablières qu’en 1893 des enfants trouvèrent un grand vase contenant environ 75 kg d’objets de bronze (plus de 2000, entiers ou brisés) datant de la fin de l’Age du Bronze en France.
La pratique de l’enfouissement volontaire de quantités plus ou moins importantes d’objets de métal est presque aussi ancienne que la métallurgie elle même. Pourquoi ? Les hypothèses varient selon les spécialistes : cachettes de marchands colporteurs en même temps récupérateurs d’objets abîmés, stocks de métal de fondeurs, offrandes votives: les plus petits, offrandes de simples particuliers, les plus considérables offrandes de clans ou déja de petits états ou même butin voué aux Dieux après la guerre. Il est probable que l’explication n’est pas la même partout mais pour le Vénat l’hypothèse du stock d’un artisan semble acceptable.
L’enfouissement parait lié à un désir de sécurité. La multiplicité des dépôts à la fin de l’Age du Bronze témoigne d’une période de troubles, ce que confirme l’installation systématique des villages sur des plateaux élevés, souvent ceinturés d’abruptes falaises et protégés d’énormes remparts de pierre et de terre: tels sont en Charente les Camps de Recoux à Soyaux ou de Merpins et dans la Vienne, le Camp Alaric à Aslonnes. La dégradation du climat attestée vers 750 av.jc qui, avec la recrudescence de l’humidité rend les récoltes aléatoires, n’est sans doute pas étrangère à cet état de fait en incitant à piller chez d’autres peuples les subsistances dont on est dépourvu.
Les variétés des objets du dépôt est considérable. Chaque aspect des modes de vie de cette époque y sont illustrés: la guerre et la chasse, le travail des artisans (bronzier), la parure et la toilette, le rôle du cheval et du char, la religion… Enfin le dépôt est un bon témoin des larges relations culturelles et des courants d’échanges dans l’Europe occidentale du VIIIe siècle avant notre ère.
__________________________________________
Commentaires et pistes de réflexion
En plus de l’importance archéologique d’une telle découverte, j’aime bien ce genre de détails qui nous rendent nos ancêtres plus proches, qui nous les rendent plus familiers. Et ce n’est pas sans émotion qu’on peut ainsi les imaginer dans leur vie quotidienne, les suivre à travers leurs préoccupations de tous les jours, de leurs peurs, de leurs envies, de leurs besoins, tributaires du climat, de l’humeur de leurs voisins et de toutes les autres circonstances extérieures …sensiblement les mêmes que les nôtres en fait. Et ça permet d’éviter toute idéalisation facile et stérile (après tout les gaulois respectaient peut être plus la nature que nous ce qui ne les empêchait pas d’être de grands essarteurs). Et j’aime bien cette image aussi de nos anciens, dans un monde dangereux, plutot que de se replier sur eux mêmes, qui voyageaient un peu partout (on dit par exemple que les Santons avaient lié de forts liens avec les Helvètes ce qui expliquerait le désir de ces derniers de venir s’installer dans le centre-ouest de la Gaule… prélude à la Guerre des Gaules)
le tumulus de Gros Guignon (86)
Gallica. Société d’Anthropologie de Paris.
Séance du 6 mars 1884
Sur le Tumulus de Gros Guignon, par M. Gustave Chauvet
Messieurs, je viens vous indiquer sommairement une découverte qui m’a semblé avoir un grand intérêt pour l’histoire de la Gaule. C’est une sépulture sous tumulus, à incinération partielle, comme celles d’Halstatt avec char et curieux ornements de bronze.
Ce tumulus en terre est situé sur la rive droite de la Charente, au lieu dit “le Gros Guignon”, commune de Savigné, près de Charroux (Vienne); il a environ 35 m. de diamètre et 6 de hauteur; dans la partie sud ouest, il contenait une voûte ou calotte en pierres et moellons, épaisse de 1 m.50, recouverte de 2 m. de terre. C’est sur cette voûte que le squelette avait été déposé. De chaque coté de lui, en ligne droite, gisaient les roues d’un char et une série d’ornements de bronze que j’ai déposés sur le bureau.
Je ne veux pas abuser de vos moments; mais il est utile que vous connaissiez l’inventaire succinct des objets recueillis:
1) Revêtements en fer des roues, épais de 3 centimètres comme ceux trouvés à la Gorge Meillet;
2) Fragments de petits cercles en fer destinés à consolider les moyeux;
3) Un mors formé de tiges en fer ornées d’une virole en bronze;
4) Série de rouelles en bronze, de grandeurs différentes, percées d’un trou à leur centre, et fixées à des bandes de bois ou de fer droites par de gros clous en bronzes, à tête hémisphérique;
5) Nombreux clous en bronze fondus d’une seule coulée;
6) Clous en fer sur lesquels on a coulé des têtes en bronze;
7) Feuilles de bronze ayant recouvert des barres de bois droites;
8 Séries de sphères creuses qui se fixaient sur des tiges de bois, à la façon d’une pomme de canne et qui ornaient probablement les côtés du char;
9) Série de petits ornements en bronze coulé, formant des cercles et des dents de loup, qui devaient orner le bas du char. On retrouve des motifs analogues d’ornementation dans les chars assyriens;
10) Deux urnes en terre brune, incontestablement gauloises.
Quelques autres objets ont été perdus ou dérobés, et je n’ai pas actuellement de renseignements pour en parler.
De cet ensemble d’objets, je crois pouvoir tirer les conclusions suivantes:
Les sépultures à char se trouvent dans l’ouest de la Gaule avec les dolmens.
Les chars avaient au moins deux côtés formés de parois droites, et étaient probablementr quadrangulaires.
Les plaques en bronze classées généralement comme des accessoires de harnachement, sont, au Gros Guignon, des ornements de char.
Et j’ajouterai que les populations de cette époque, antérieures à César, coulaient aussi bien le bronze que nous, du moins pour les objets de petit volume.
Discussion
M. G. de Mortillet fait observer que la communication de M. Chauvet offre d’autant plus d’intérêt qu’elle vient confirmer une découverte faite dernièrement par M. Henry Petersen, attaché au Musée des Antiquités nationales de Copenhague, découverte signalée par M. Undset dans le premier numéro du journal “l’Homme”. Deux chars en bois gisaient dans une tourbière du Jutland. Ces chars, comme celui de M. Chauvet, étaient formés d’une caisse rectangulaire. Le bois des chars danois était aussi,comme celui de M. Chauvet, garni extérieurement d’ornements en bronze. Il y a donc la plus grande analogie. Seulement notre collègue a eu le mérite d’arriver aux mêmes conclusions que M. Petersen, par une étude attentive et minutieuse de débris fort altérés par le temps et le mode de gisements tandis que l’archéologue danois a eu la bonne fortune de rencontrer des chars presque entiers, dont un au moins se restaurera parfaitement.
divinités gallo-romaines – 2ème partie
Les dieux indigènes
Bien que dès le Ier siècle avant notre ère, les Gaulois étaient capables de représenter un visage, leurs statues ont souvent été de simples morceaux de bois ou de pierre mal taillés, car les druides interdisaient de représenter les dieux sous des traits humains ; ce qui explique la rareté de figurations humaines avant la conquête.
Malgré la présence sur les monuments publics des dieux importés du panthéon gréco-romain, les dieux gaulois semblent n’avoir rien perdu de leur riche personnalité. En effet, certaines divinités indigènes subsistent conservant leur identité face à la culture romaine.
Divinité accroupie
Cette statuette, trouvée dans le sanctuaire du Gué-de-Sciaux (Antigny, Vienne), représente une divinité accroupie, vêtue d’une tunique ne dissimulant que la moitié du corps. Les côtés sont formés en ronde-bosse par les bras. De la main droite, elle tient un fruit ; sur l’avant-bras gauche, se trouve une patère ou une corbeille de fruits avec des figues. La tête d’un serpent enroulé pénètre dans la corbeille et se nourrit d’un fruit.
Cette divinité peu répandue en Gaule, rejoint un certain nombre de représentations sculptées mises au jour dans le Centre et le Centre -Est des Gaules. Elle est assimilée à Hygie, fille d’Esculape (dieu de la Médecine), est la déesse de la Santé.
Déesses-Mères
Le culte d’une divinité maternelle remonte en Gaule à la Préhistoire.
Les déesses-mères sont souvent représentées en groupe de trois ou de deux, assises l’une à côté de l’autre, parfois seule. Elles sont vêtues d’une tunique ou d’un drapé, et portent une coiffure couronnant sa tête. Elles tiennent dans leurs bras ou sur leurs genoux une corbeille de fruits ou une corne d’abondance, et parfois même un nourrisson.
Le culte de ces déesses, symboles de fécondité, se développe fréquemment dans le cadre restreint de la famille. C’est d’elles qu’on attendait richesse et prospérité. C’est pourquoi leur culte est surtout domestique. Chaque village avait en effet ses propres divinités de la fertilité, qui n’agissaient que sur son territoire.
Epona
La déesse est représentée chevauchant en amazone sur un cheval à l’allure celtique, les oreilles dressées, marchant vers la droite, la patte avant droite levée. Elle est vêtue d’une longue tunique plissée. Un bandeau torsadé lui couronne la tête. Parfois elle tient une patère ou une corne d’abondance. Les contraintes d’une représentation de face de la déesse lui donne une attitude assez hiératique.
La déesse Epona, protectrice des chevaux et des écuries, des cavaliers et même des voyageurs, est vénérée dans l’ensemble du monde celtique, surtout par les soldats. C’est la seule divinité gauloise à qui les Romains avaient consacré une fête. Epona est associé à l’eau, à la fertilité, à la mort (le cheval incarnant la monture des morts), autant d’attributs qui la rattachent à la Déesse Mère.
La découverte de la statuette en bronze de la déesse Epona, sur le vicus gallo-romain de Vieux-Poitiers (Naintré, Vienne), est particulièrement intéressante, il s’agirait de la seule représentation en bronze dans tout le Centre Ouest. En effet, on en connaît de multiples représentations en pierre ou en terre cuite dans notre région, notamment à Saintes et à Poitiers.
Les cultes animaliers , persistance des croyances gauloises :
Le taureau tricornu
Découverte dans le sanctuaire du Gué-de-Sciaux (Antigny, Vienne), la partie antérieure de cette statuette de taureau est traitée en ronde-bosse. Sur la tête, trois cavités devaient recevoir une corne ; une au-dessus de chaque oreille et une troisième sur le sommet.
La corne symbolise la force, la violence de l’animal. Ce taureau tricornu imposait le respect de sa puissance.
Le taureau, considéré comme l’animal sacrificiel par excellence, bénéficie d’une riche iconographie. Ses représentations en pierre sont peu nombreuses en Gaule, à la différence des statuettes de bronze. Ce culte gaulois n’est pas un phénomène isolé ; il est le prolongement d’une conception religieuse enracinée dans tout l’Orient méditerranéen.
Le sanglier
Il s’agit de la partie principale d’une statuette en ronde-bosse, provenant du sanctuaire du Gué-de-Sciaux (Antigny, Vienne), dont il manque le socle, les pattes et l’extrémité de la tête. Celle-ci dans le prolongement du corps marque la rigidité de l’animal, accentuée par la rectitude de l’échine. Les soies sont représentées par un motif stéréotypé en forme de crosse. Le corps est couvert d’un motif en forme de bandes parallèles.
Il faut voir dans cet animal, vigoureux et redoutable dans sa fureur, un symbole de la rage militaire. En effet, il figure souvent sur les insignes de l’armée. La représentation de cet animal est fréquente en Gaule ; mais plus rares sont celles en ronde-bosse.
(COPYRIGHT CONSEIL DES MUSEES DE POITOU-CHARENTES
rédigé par Delphine Daviaud)
divinités gallo- romaines – 1ère partie
Les dieux officiels
1/ La religion gréco-romaine est avant tout le culte des dieux de la cité. L’organisation en cités du territoire gaulois favorise l’intégration du panthéon gréco-romain. Les nouveaux dieux s’ajoutent aux anciens ou leur sont assimilés. Pour se mettre à la mode romaine, les Gallo-Romains ont vénéré certaines de leurs divinités sous l’identité romaine.
Mercure
L’iconographie de Mercure est le reflet du modèle romain. Il est représenté, au repos, nu, debout en appui sur la jambe droite, coiffé du pétase sommé de deux ailerons et chaussé de sandales ailées. Il tient dans la main droite une bourse et de la main gauche le caducée. Sa nudité est soulignée par une courte chlamyde, jetée sur l’épaule gauche et retenue par l’avant-bras.
Son culte est bien plus répandu que celui des autres dieux, dont il est le messager, et se maintient longtemps après la christianisation. Il protège la cité, les chemins ; il guide les voyageurs, mais aussi les morts. Il a une grande influence sur le commerce et l’enrichissement.
Minerve
Minerve est souvent représentée en armes, debout, vêtue de l’égide et casquée. Elle tient une lance dans la main droite.
La Minerve en marbre de Poitiers illustre l’influence classique romaine. Son esthétique contraste avec le style indigène plus schématique, de la statuaire de Vendeuvre.
Alors qu’à Rome, elle partage le rôle divin de la guerre avec Mars, en Gaule elle n’a qu’un rôle guerrier limité ; elle est avant tout la déesse des Arts et de l’artisanat. Minerve est honorée par les pictons pour être la divinité protectrice de la cité de Lemonum (Poitiers).
Apollon
L’Apollon en pierre trouvé à Poitiers se tient debout, nu, vêtu d’un drapé sur sa gauche, et figure son principal attribut, la lyre. Le second, en bronze découvert dans le vicus de Vieux-Poitiers (Naintré, Vienne), est figuré en buste, nu, les yeux en patte de verre, privé de son bras droit et de sa main gauche. Le traitement de son chignon est assimilable à celui d’un Apollon grec.
L’iconographie d’Apollon marque les différences stylistiques figuratives des deux civilisations celte et gréco-romaine. L’Apollon de Poitiers dénonce un style et une inspiration proprement celtiques, reconnaissables à l ’expression de son visage au regard figé, lointain, au dessin de sa chevelure et à la schématisation d’éléments morphologiques.
Apollon est invoqué comme dieu guérisseur et dieu de la jeunesse. Contrairement au dieu solaire romain, l’Apollon gaulois est avant tout un dieu sauveur. César le cite en seconde place dans ses commentaires.
Vénus
Vénus apparaît sous la forme de statuettes figurant un corps nu, une taille fine, de larges hanches et une poitrine menue. La chevelure retombe à l’avant, sur les épaules.
Le culte de cette déesse est surtout attesté par la multitude de belles petites statuettes en terre blanche retrouvées. ” Vénus ” n’est qu’une désignation latine des déesses celtiques de la fécondité. Derrière son personnage romanisé se cache l’antique déesse de la Terre.
2/ Les divinités orientales
Aux IIème et IIIème siècles, on trouve de plus en plus de sanctuaires consacrés à des divinités orientales, notamment à la déesse Cybèle, originaire d’Asie Mineure, dont les autels ” tauroboliques ” connaissent une diffusion importante, certainement en raison des déplacements de soldats et de marchands. Les Gaulois reconnaissent en elle la déesse de la fécondité et de la terre.
Les particuliers possède dans leur foyer un lieu sacré. Dans le laraire (petit autel ou niche en pierre en forme de temple) séjournent les dieux Lares, génies protecteurs de la maison, et autres divinités : déesses-mères, Epona, Hercule, Mercure…
Ils leur rendent un culte et leur offrent des libations sur un autel installé devant le laraire.
(COPYRIGHT CONSEIL DES MUSEES DE POITOU-CHARENTES
rédigé par Delphine Daviaud)






Le site Internet Communauté Gauloise http://www.cgauloise.com/ a pour finalité de promouvoir les héritages historiques français et en particulier de faire connaître la période celtique, étape essentielle dans la formation de la civilisation française et européenne dans ses diverses composantes régionales et regroupe ainsi divers sites animés du même désir de ré-enracinement.