une « dame de Vix » pictonne ?

septembre 15, 2007 at 10:23 (archéologie)

Saint Georges les Baillargeaux occupe une place stratégique dans la région puisque située en plein « Seuil du Poitou ». Elle a ainsi été le lieu de passage de toutes les migrations et les premières traces d’occupation des sols remontent au Paléolithique. A coté de ces découvertes d’outils datant du moustérien, la continuité d’occupation des lieux est confirmée au Néolithique, attestée par la présence de deux dolmens: celui de la Roche aux Oies et la Pierre Levée d’Aillé. On y trouva des perles de verre bleu avec des incrustations jaunâtres et des sarcophages gallo-romains furent exhumés non loin de là ainsi que les restes d’une dame romaine. On a découvert aussi sur le site de Varennes un important ensemble néolithique mais on aura l’occasion d’y revenir lors d’un prochain article.
Ce qui nous occupe aujourd’hui c’est la découverte fortuite, en 1937 d’une sépulture féminine probablement princière au lieu dit « les Millas », datant du Premier Age de Fer (- 800 – 600…..).
Elle est en effet tout à fait remarquable par la qualité et le type de parures qu’on y trouva. Le squelette dont la tête était protégée par trois moellons reposait dans une fosse qui contenait par ailleurs un riche mobilier métallique, symptomatique des pratiques funéraires à la fin du premier Age de Fer:
millat.jpgUn pectoral à pendeloques « composé d’une chaîne de 43 anneaux de fer et de bronze et de neuf chaînes plus petites accrochées à celle ci et terminées par des têtes de crotales stylisées. Une autre chaîne formée de 105 petits anneaux de bronze fermée par un grand anneau d’où part une autre chaîne à laquelle est suspendu un grelot-cage. Au centre du collier est attaché un peigne ». Il est important de souligner que le grelot et les têtes de crotales de ces deux bijoux présentent des ressemblances avec des objets provenant de tumulus de la forêt de Moidans en Franche Comté …
Il y avait aussi une « plaque de ceinture rectangulaire à languette retournée en crochet portant un décor géométrique disposé en quatre registres de lignes et dents à plusieurs traits parallèles incisés », dont le type est répandu en de nombreux endroits, notamment dans la péninsule ibérique et dans le Roussillon.
« Un torque et quatre anneaux ainsi que deux petites sphères (têtes d’épingle) et des applique de vêtement faisaient partie du mobilier » mais « l’élément le plus remarquable de cette sépulture est le brassard brassard.jpgcomposé de 26 armilles en chevrons s’emboitant parfaitement les unes dans les autres et assemblées par un lien ».

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